{"id":4073,"date":"2024-03-06T10:59:06","date_gmt":"2024-03-06T09:59:06","guid":{"rendered":"http:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/?p=4073"},"modified":"2024-03-06T10:59:06","modified_gmt":"2024-03-06T09:59:06","slug":"felicia-nja-njobaya-motia-promotrice-de-lagriculture-regeneratrice-au-cameroun","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/2024\/03\/felicia-nja-njobaya-motia-promotrice-de-lagriculture-regeneratrice-au-cameroun\/","title":{"rendered":"Felicia Nja-Njobaya Motia, promotrice de l&rsquo;agriculture r\u00e9g\u00e9n\u00e9ratrice au Cameroun"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-4074 aligncenter\" src=\"http:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/03\/felicia-300x300.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/03\/felicia-300x300.jpg 300w, https:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/03\/felicia-1024x1024.jpg 1024w, https:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/03\/felicia-150x150.jpg 150w, https:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/03\/felicia-768x768.jpg 768w, https:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/03\/felicia.jpg 1080w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/p>\n<p><strong>Co-fondatrice de Nkwa4change solutions, Felicia Nja-Njobaya Motia forme les agriculteurs aux pratiques agricoles respectueuses de l\u2019environnement au Sud-ouest du Cameroun. D\u2019ici 2025, la laur\u00e9ate camerounaise du Programme Yali compte initier 10 000 agriculteurs \u00e0 l\u2019\u00a0\u00abagriculture r\u00e9g\u00e9n\u00e9ratrice\u00bb pour les aider \u00e0 faire face aux effets du changement climatique.<\/strong><\/p>\n<p>Passionn\u00e9e de la terre, Felicia Motia n\u2019envisage le pr\u00e9sent et l\u2019avenir qu\u2019\u00e0 travers l\u2019agriculture. Une activit\u00e9, qui selon elle, n\u2019\u00e9choue jamais, du moins tant qu\u2019on maitrise les techniques agricoles permettant de pr\u00e9server l&rsquo;environnement. Ayant grandi dans le Sud-Ouest du Cameroun, se souvient-elle encore, l\u2019agriculture \u00e9tait la principale source de subsistance de sa famille. Apr\u00e8s la perte de ses parents \u00e0 son adolescence, elle se lance \u00e0 son tour dans cette activit\u00e9, pour subvenir \u00e0 ses besoins et financer ses \u00e9tudes. C\u2019est alors qu\u2019elle prend conscience des difficult\u00e9s rencontr\u00e9es par les paysans, les faibles r\u00e9coltes d&rsquo;ann\u00e9e en ann\u00e9e, du fait notamment du changement climatique. Dipl\u00f4m\u00e9e en g\u00e9ographie et am\u00e9nagement de l\u2019universit\u00e9 de Bamenda, elle se met \u00e0 la recherche d\u2019une solution qui permettrait \u00e0 la fois de cultiver la terre, mais aussi de pr\u00e9server l\u2019environnement. C\u2019est ainsi qu\u2019elle d\u00e9couvre l\u2019agriculture biologique, qu\u2019elle d\u00e9cide aussit\u00f4t de mettre en pratique. Les r\u00e9sultats ne se font pas attendre. De cette exp\u00e9rience, elle d\u00e9cide de s\u2019engager \u00e0 promouvoir cette forme d\u2019agriculture respectueuse de l\u2019environnement aupr\u00e8s des agriculteurs pour les aider \u00e0 augmenter leurs productions.<\/p>\n<p><strong>Transformer la vie des agriculteurs gr\u00e2ce \u00e0 Nkwa4change solutions<\/strong><\/p>\n<p>C\u2019est en participant \u00e0 un atelier o\u00f9 elle rencontre Nkembeteck Henry Nkwa, un leader communautaire, qui deviendra plus tard son mentor et avec qui elle cofondera l&rsquo;organisation \u00ab\u00a0Nkwa4change solutions\u00a0\u00bb en 2016 que Felicia Motia r\u00e9alise son r\u00eave de transformer la vie des agriculteurs. <em>\u00ab\u00a0En racontant nos histoires, nous nous sommes rendus compte que nous \u00e9tions tous les deux originaires de communaut\u00e9s rurales de la r\u00e9gion du sud-ouest du Cameroun et que nous \u00e9tions issues de familles nombreuses. J&rsquo;\u00e9tais la derni\u00e8re et la seule fille d&rsquo;une famille de neuf enfants survivants sur quinze. J&rsquo;ai d\u00fb me battre et retourner \u00e0 la terre pour subvenir \u00e0 mes besoins. Il \u00e9tait quant \u00e0 lui le seul membre d&rsquo;une famille de 19 enfants survivants \u00e0 avoir \u00e9tudi\u00e9 et obtenu un master. Au regard de nos histoires qui \u00e9taient similaires, nous voulions apporter un changement dans nos communaut\u00e9s. C\u2019est ainsi que nous avons d\u00e9cid\u00e9 de l\u00e9galiser l&rsquo;organisation\u00a0\u00bb, <\/em>explique-t-elle \u00e0 Africa Women Experts.<\/p>\n<p>En 2016, gr\u00e2ce \u00e0 un financement du \u00ab\u00a0Pollination Project\u00a0\u00bb, l\u2019ONG forme les jeunes issus des minorit\u00e9s, n\u2019ayant pas pu aller \u00e0 l\u2019universit\u00e9, pour apporter des changements dans leurs communaut\u00e9s. En 2018, l\u2019organisation initie un second projet destin\u00e9 cette fois aux jeunes femmes et visant \u00e0 les doter d\u2019outils pour augmenter leurs productions agricoles et devenir des agents de changement au sein de leurs communaut\u00e9s. Depuis 2023, l\u2019Ong travaille sur deux projets, notamment le \u00ab\u00a0projet d\u2019agriculture r\u00e9g\u00e9n\u00e9ratrice\u00a0\u00bb men\u00e9 par F\u00e9licia Motia et le \u00ab\u00a0projet de restauration et de pr\u00e9servation de la mangrove\u00a0\u00bb visant \u00e0 prot\u00e9ger la mangrove le long du littoral camerounais par le biais de la sensibilisation, l\u2019\u00e9ducation, ainsi que des actions sur le terrain.<\/p>\n<p><strong>Initier les paysans \u00e0 l&rsquo;agriculture r\u00e9g\u00e9n\u00e9ratrice<\/strong><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium wp-image-4076\" src=\"http:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/03\/IMG-20230508-WA0062-2-1-300x225.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"225\" srcset=\"https:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/03\/IMG-20230508-WA0062-2-1-300x225.jpg 300w, https:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/03\/IMG-20230508-WA0062-2-1-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/03\/IMG-20230508-WA0062-2-1-768x576.jpg 768w, https:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/03\/IMG-20230508-WA0062-2-1.jpg 1280w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/>\u00a0 \u00a0 <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone  wp-image-4077\" src=\"http:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/03\/Design-sans-titre-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"338\" height=\"225\" srcset=\"https:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/03\/Design-sans-titre-300x200.jpg 300w, https:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/03\/Design-sans-titre-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/03\/Design-sans-titre-768x512.jpg 768w, https:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/03\/Design-sans-titre-1536x1025.jpg 1536w, https:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/03\/Design-sans-titre.jpg 1920w\" sizes=\"(max-width: 338px) 100vw, 338px\" \/><\/p>\n<p>En tant que coordinatrice du projet Regenerative Agriculture Hub, Felicia travaille \u00e0 Fako (Buea) avec des personnes vuln\u00e9rables d\u00e9plac\u00e9es \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur du pays (IDP), principalement des femmes de la r\u00e9gion du sud-ouest du Cameroun, une zone ayant \u00e9t\u00e9 confront\u00e9e \u00e0 des troubles, \u00e0 l&rsquo;ins\u00e9curit\u00e9, ainsi qu\u2019\u00e0 des d\u00e9placements massifs de population au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es. <em>\u00ab\u00a0Il s&rsquo;agit de personnes qui, en raison de la crise anglophone, ont quitt\u00e9 les zones rurales et les banlieues pour se retrouver \u00e0 Buea. Certaines d&rsquo;entre elles ne savent m\u00eame pas o\u00f9 sont leurs enfants. La plupart n&rsquo;ont pas les comp\u00e9tences n\u00e9cessaires pour travailler dans un bureau. Elles d\u00e9pendent uniquement de la terre\u00a0\u00bb,<\/em> explique-t-elle.<\/p>\n<p>Pour \u00e9quiper les paysans, elle a constitu\u00e9 un groupe de jeunes universitaires en agriculture qui se portent volontaires pour partager leur expertise avec les agriculteurs. Dans le cadre du projet, elle a notamment cr\u00e9\u00e9 une ferme de d\u00e9monstration, qui s\u2019\u00e9tend sur une superficie de 400 m\u00e8tres carr\u00e9s et qui sert de centre de recherche pour exposer les meilleures pratiques d&rsquo;agriculture r\u00e9g\u00e9n\u00e9ratrice et o\u00f9 les paysans sont invit\u00e9s \u00e0 venir apprendre, mais sont aussi form\u00e9s \u00e0 la production d&rsquo;engrais liquides organiques. <em>\u00ab\u00a0Lorsque les paysans viennent, ils sont toujours \u00e9merveill\u00e9s par la qualit\u00e9 des cultures et des r\u00e9coltes. Et nous leur disons toujours que l&rsquo;agriculture n&rsquo;est pas de la sorcellerie. C&rsquo;est une passion\u00a0\u00bb<\/em>, dit-elle. Apr\u00e8s la culture, les r\u00e9coltes sont stock\u00e9es dans le Centre de d\u00e9monstration du projet o\u00f9 certains produits biologiques comme le ma\u00efs sont pr\u00e9sent\u00e9s.<\/p>\n<p>\u00c0 ce jour, la jeune Camerounaise a initi\u00e9 plus de 400 personnes d\u00e9plac\u00e9es vuln\u00e9rables \u00e0 l&rsquo;agriculture r\u00e9g\u00e9n\u00e9ratrice, am\u00e9liorant ainsi leurs r\u00e9coltes de plus de 50 %. En outre, le projet de centre d&rsquo;agriculture r\u00e9g\u00e9n\u00e9ratrice a rejoint le consortium \u00a0\u00bb 4 pour 1000 \u00ab\u00a0, une initiative mondiale mettant en avant le r\u00f4le crucial des sols agricoles dans la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire et le changement climatique. Elle travaille \u00e9galement comme assistante d&rsquo;analyse de projet pour le d\u00e9partement d&rsquo;agriculture durable de Caritas, l&rsquo;organisation caritative de l&rsquo;\u00c9glise catholique, dans le dioc\u00e8se de Buea au Cameroun.<\/p>\n<p><strong>Laur\u00e9ate du programme Yali Africa Climate Tech innovators and leaders<\/strong><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium wp-image-4078\" src=\"http:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/03\/341276b2-7692-4b55-8d92-cb82a0be3a56-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"200\" srcset=\"https:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/03\/341276b2-7692-4b55-8d92-cb82a0be3a56-300x200.jpg 300w, https:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/03\/341276b2-7692-4b55-8d92-cb82a0be3a56-1024x682.jpg 1024w, https:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/03\/341276b2-7692-4b55-8d92-cb82a0be3a56-768x511.jpg 768w, https:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/03\/341276b2-7692-4b55-8d92-cb82a0be3a56.jpg 1280w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/p>\n<p>Gr\u00e2ce \u00e0 son travail sur l&rsquo;agriculture r\u00e9g\u00e9n\u00e9ratrice, elle participe en 2023 \u00e0 la 1\u00e8re cohorte du programme Yali Africa Climate Tech innovators and leaders au Ghana, ciblant les jeunes leaders africains et ce, apr\u00e8s avoir manqu\u00e9 en 2018 une opportunit\u00e9 de participer au Yali faute de passeport. <em>\u00ab\u00a0Dans la vie, on ne peut faire quelque chose une fois et s&rsquo;attendre \u00e0 r\u00e9ussir d\u2019un coup. On tombe, on se rel\u00e8ve. Mais il faut continuer d\u2019avancer \u00ab\u00a0,<\/em> explique-t-elle.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s un programme intensif de trois semaines au Ghana, elle a \u00e9t\u00e9 r\u00e9compens\u00e9e en tant que Climate Tech star. Elle a \u00e9galement re\u00e7u le \u00ab\u00a0Humanitarian vision award\u00a0\u00bb de l&rsquo;organisation Youth Vision au Cameroun. En 2023, elle a aussi particip\u00e9 \u00e0 une formation ex\u00e9cutive au Centre Ban Ki-moon pour les citoyens du monde sur le leadership des jeunes femmes en mati\u00e8re d&rsquo;adaptation au climat.<\/p>\n<p>Ayant d\u00e9cid\u00e9 de faire carri\u00e8re dans l\u2019agriculture malgr\u00e9 les critiques de ses camarades d\u2019universit\u00e9, elle se dit aujourd\u2019hui fi\u00e8re d\u2019avoir fait ce choix. <em>\u00ab\u00a0J\u2019aime m&rsquo;appeler la grand-m\u00e8re de la confiance totale. Quand j&rsquo;ai commenc\u00e9 \u00e0 travailler dans l&rsquo;agriculture, mes camarades de classe me disaient : tu as un dipl\u00f4me, pourquoi as-tu d\u00e9cid\u00e9 de te frotter \u00e0 la terre ? Pourquoi ne vas \u2013tu pas travailler dans un bureau ? Pourquoi ne vas-tu pas enseigner ? Je leur ai r\u00e9pondu que la terre ne peut pas \u00e9chouer et dans ma vie, je ne voudrais pas r\u00e9pondre oui\/non monsieur ou madame \u00e0 qui que ce soit. Je me dis toujours que je serai la derni\u00e8re personne \u00e0 rejeter ma propre id\u00e9e\u00a0\u00bb, <\/em>confie-t-elle.<\/p>\n<p>Aujourd&rsquo;hui, Felicia Motia cherche \u00e0 autonomiser 10 000 agriculteurs d&rsquo;ici 2025 et \u00e0 cr\u00e9er 10 fermes et centres d&rsquo;agriculture r\u00e9g\u00e9n\u00e9ratrice dans chaque r\u00e9gion du Cameroun afin de promouvoir des pratiques agricoles innovantes et intelligentes face au climat. Elle s\u2019engage, notamment \u00e0 tisser des partenariats pour \u00e9tendre son travail sur les meilleures pratiques d&rsquo;agriculture r\u00e9g\u00e9n\u00e9ratrice.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Danielle France Engolo<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Co-fondatrice de Nkwa4change solutions, Felicia Nja-Njobaya Motia forme les agriculteurs aux pratiques agricoles respectueuses de l\u2019environnement au Sud-ouest du Cameroun. D\u2019ici 2025, la laur\u00e9ate camerounaise du Programme Yali compte initier 10 000 agriculteurs \u00e0 l\u2019\u00a0\u00abagriculture r\u00e9g\u00e9n\u00e9ratrice\u00bb pour les aider \u00e0 faire face aux effets du changement climatique. 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