{"id":3896,"date":"2023-08-29T11:20:44","date_gmt":"2023-08-29T09:20:44","guid":{"rendered":"http:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/?p=3896"},"modified":"2023-08-29T17:55:17","modified_gmt":"2023-08-29T15:55:17","slug":"caroline-sack-kendem-lentrepreneuse-camerounaise-qui-veut-digitaliser-le-parking-en-afrique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/2023\/08\/caroline-sack-kendem-lentrepreneuse-camerounaise-qui-veut-digitaliser-le-parking-en-afrique\/","title":{"rendered":"Caroline Sack Kendem, l\u2019entrepreneuse camerounaise qui veut digitaliser le parking en Afrique"},"content":{"rendered":"<p><strong><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-3897 aligncenter\" src=\"http:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2023\/08\/Caroline-removebg-preview-300x208.png\" alt=\"\" width=\"521\" height=\"361\" srcset=\"https:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2023\/08\/Caroline-removebg-preview-300x208.png 300w, https:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2023\/08\/Caroline-removebg-preview.png 599w\" sizes=\"(max-width: 521px) 100vw, 521px\" \/><\/strong><\/p>\n<p><strong>Rompue aux affaires, Caroline Sack Kendem ambitionne aujourd\u2019hui de r\u00e9volutionner le parking en Afrique. Fondatrice d\u2019EZ Park SA, sp\u00e9cialis\u00e9 dans le stationnement intelligent, l\u2019entrepreneuse camerounaise s\u2019emploie depuis quelques ann\u00e9es \u00e0 digitaliser le parking sur le continent. <\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong>L\u2019entrepreneuriat pour Caroline Sack Kendem, c\u2019est tout d\u2019abord, une passion et bien s\u00fbr, une affaire de famille. D\u2019ailleurs, quand cette fille d\u2019industriels parle de son parcours professionnel marqu\u00e9 en grande partie par les affaires, on peut lire sur son visage de la ferveur. Entrepreneuse dans le fast food, alors qu\u2019elle \u00e9tait directrice financi\u00e8re dans une chaine de t\u00e9l\u00e9 au Cameroun, elle a toujours fait du business, dit-elle fi\u00e8rement. Du textile au parking, en passant par le conseil en marketing, la fintech, l\u2019immobilier&#8230;\u00a0 cette serial entrepreneuse a presque tout touch\u00e9 et y a r\u00e9ussi, aussi bien dans son pays, le Cameroun, qu\u2019en Europe et en Am\u00e9rique&#8230;<em>\u00ab\u00a0Avec mes mains et mes pieds, quelqu\u2019un peut me dire de piloter un avion\u00a0et je vais aller r\u00e9fl\u00e9chir pour savoir comment faire\u00a0\u00bb,\u00a0<\/em>nous confie \u2013t-elle, sur un ton ironique.<\/p>\n<p>La cinquante \u00e0 peine, la Camerounaise a, au cours de sa carri\u00e8re, cr\u00e9\u00e9 plusieurs entreprises, dont une usine de confection textile employant plus de 230 employ\u00e9s, une soci\u00e9t\u00e9 de placement. A son actif \u00e9galement, 2 soci\u00e9t\u00e9s souscrites en France, une soci\u00e9t\u00e9 de conseil dans le textile, une soci\u00e9t\u00e9 de parking digital, une soci\u00e9t\u00e9 fintech&#8230; sans oublier des ONG et associations qu\u2019elle a initi\u00e9es. <em>\u00ab\u00a0Je n\u2019ai jamais eu une seule activit\u00e9. J\u2019ai toujours multipli\u00e9 3, 4 voire 5 casquettes diff\u00e9rentes\u00a0\u00bb, nous <\/em>explique-t-elle.<\/p>\n<p><strong>Le textile sur le bout des doigts<\/strong><\/p>\n<p>Dipl\u00f4m\u00e9e en gestion, elle est devenue, par son exp\u00e9rience entrepreneuriale, l\u2019une des r\u00e9f\u00e9rences du secteur textile en Afrique. Elle a, \u00e0 ce titre, conseill\u00e9 plusieurs gouvernements africains, investisseurs, organisations internationales &#8230; sur ce domaine.<\/p>\n<p>C\u2019est quelques ann\u00e9es, apr\u00e8s \u00eatre rentr\u00e9e des Etats-Unis o\u00f9 elle d\u00e9croche un MBA en sciences de gestion option finances et marketing, \u00e0 la suite d\u2019une maitrise de gestion \u00e0 Dauphine \u00e0 Paris, qu\u2019elle se lance dans le textile, un secteur qui la passionne. Apr\u00e8s un poste de directrice financi\u00e8re dans une cha\u00eene de t\u00e9l\u00e9 au Cameroun, elle monte une usine de confection textile. Ambitieuse, la jeune entrepreneuse d\u2019alors choisit d\u00e8s le d\u00e9part de s\u2019orienter vers l\u2019export, notamment le march\u00e9 fran\u00e7ais.<\/p>\n<p>Elle produit tout d\u2019abord des maillots de bain pour la soci\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise \u00ab\u00a0Captain tortue\u00a0\u00bb et lance ensuite sa propre marque de collants \u00e0 base de motifs africains, \u00ab\u00a0Rouge Papaye\u00a0\u00bb, ainsi que sa marque de maillots, \u00ab\u00a0Quasi Mango\u00a0\u00bb, qu\u2019elle commercialise aussi sur le march\u00e9 fran\u00e7ais.Elle r\u00e9alise aussi des collections de lingerie \u00e0 base de motifs africains, organise des salons, des d\u00e9fil\u00e9s&#8230; C\u2019est alors qu\u2019elle est rep\u00e9r\u00e9e par les Am\u00e9ricains. Approch\u00e9e pour se lancer sur le march\u00e9 am\u00e9ricain, elle d\u00e9cide de relever le d\u00e9fi. Elle quitte alors le march\u00e9 fran\u00e7ais\/europ\u00e9en, pour un march\u00e9 plus exigeant.<\/p>\n<p>En un an, le capital de sa soci\u00e9t\u00e9, Ken Atlantic, passe de 20 millions de FCFA \u00e0 pr\u00e8s d\u2019un milliard de FCFA. Elle accroit \u00e9galement sa capacit\u00e9 de production pour r\u00e9pondre aux exigences de ce nouveau march\u00e9. Une exp\u00e9rience enrichissante qui d\u00e9veloppera son expertise sur le textile, mais qu\u2019elle sera contrainte d\u2019abandonner par la suite.<strong><em>\u00ab<\/em><\/strong><em>\u00c0 un moment donn\u00e9, nous avons eu trop de commandes.<strong>\u00a0<\/strong>Les clients \u00e9taient aux Etats-Unis\u00a0; le fournisseur au Pakistan. Il fallait un mois pour produire le tissu, 45 jours pour qu\u2019il arrive en bateau, 30 jours pour la production et 45 jours pour l\u2019export aux Etats-Unis. Le cycle d\u2019exploitation \u00e9tait de pr\u00e8s de 6 mois. Aucune banque n\u2019a voulu financer\u00a0\u00bb<\/em>, explique \u2013t-elle. A cela s\u2019ajouteront des incompr\u00e9hensions avec les administrateurs de l\u2019entreprise, qui aboutiront ensuite \u00e0 sa d\u00e9mission de sa propre entreprise et plus tard, \u00e0 sa fermeture.<\/p>\n<p>Mais de cette exp\u00e9rience, la businesswoman tirera profit, puisque celle-ci lui ouvrira d\u2019autres horizons. Elle travaillera ensuite \u00e0 l\u2019International Trade Center (ITC) comme consultante et pendant 3 ans, en tant que point focal pour la sous-r\u00e9gion Afrique Centrale, elle proposera des projets textiles r\u00e9pondant aux probl\u00e9matiques rencontr\u00e9es en Afrique. Elle fondera \u00e9galement la soci\u00e9t\u00e9 \u00ab\u00a0Ligne Rouge\u00a0\u00bb, sp\u00e9cialis\u00e9e dans le conseil dans le secteur textile, par laquelle elle accompagnera plusieurs gouvernements d\u2019Afrique.<\/p>\n<p><strong>Devenir \u00ab\u00a0la Reine du Parking en Afrique\u00a0\u00bb<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong>Ayant voyag\u00e9 dans plusieurs villes africaines, elle se rend compte du d\u00e9fi du parking. C\u2019est alors qu\u2019elle cr\u00e9e EZ Park. Son r\u00eave, elle ne le sait que trop bien\u00a0: devenir \u00ab\u00a0Madame Parking de l\u2019Afrique\u00a0\u00bb, nous dit-elle. Pour ce faire, la businesswoman a mis sur pied une application mobile permettant aux automobilistes de trouver en un clic le lieu de stationnement de leurs voitures et de payer leur parking en ligne. Objectif\u00a0: mettre fin au casse-t\u00eate incessant du parking, mais aussi \u00e0 la corruption qui gangr\u00e8ne la gestion de ce secteur en Afrique, accroitre les revenus issus du stationnement et le moderniser.<\/p>\n<p>Gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019application mobile, l\u2019automobiliste peut pr\u00e9ciser sa zone g\u00e9ographique et d\u00e9finir le nombre d\u2019heures de stationnement de sa voiture. \u00c0 travers un syst\u00e8me de paiement int\u00e9gr\u00e9 \u00e0 l\u2019application, il est factur\u00e9 et son compte, automatiquement d\u00e9bit\u00e9. 10 minutes avant la fin de son temps de parking, une notification l\u2019enjoint, soit de recharger ou de d\u00e9placer son v\u00e9hicule.<\/p>\n<p>D\u00e9ploy\u00e9e en phase pilote dans la ville de Douala au Cameroun, l\u2019application a rencontr\u00e9 du succ\u00e8s. D\u00e9sormais, l\u2019entrepreneuse d\u00e9veloppe un prototype plus performant qui ne n\u00e9cessitera ni t\u00e9l\u00e9phone ni internet. <em>\u00ab\u00a0Ce nouveau syst\u00e8me n\u2019existe nulle part dans le monde entier. Je travaille sur son prototype depuis 1 an et demi. Il s\u2019agira d\u2019un syst\u00e8me o\u00f9 depuis votre bureau, vous \u00eates d\u00e9bit\u00e9s pour le parking, sans avoir \u00e0 utiliser votre t\u00e9l\u00e9phone\u00a0\u00bb<\/em>, nous confie \u2013 t-elle.<\/p>\n<p>A c\u00f4t\u00e9 de cela, la businesswoman qui voit les choses en grand, \u00a0a investi depuis peu dans la Fintech en cr\u00e9ant une soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 Duba\u00ef qui facilitera ses transactions avec l\u2019\u00e9tranger et lui permettra de r\u00e9aliser ses ambitions.<\/p>\n<p><strong>Engag\u00e9e pour les causes sociales<\/strong><\/p>\n<p>En plus de sa casquette d\u2019entrepreneuse, Caroline Sack Kendem a d\u2019autres cordes \u00e0 son arc. Depuis plus d\u2019une d\u00e9cennie, elle est mobilis\u00e9e pour les causes qui lui tiennent \u00e0 coeur. En 2010, par un concours de circonstances, elle est choisie avec 53 autres femmes africaines pour participer \u00e0 \u00ab\u00a0l\u2019International Visitor Leadership Program\u00a0\u00bb. Une initiative d\u2019Hillary Clinton, alors qu\u2019elle \u00e9tait Secr\u00e9taire d\u2019Etat des USA, visant \u00e0 valoriser les femmes leaders africaines. De cette initiative naitra l\u2019association\u00a0\u00ab\u00a0African Women Entrepreneurship Program \u00bb (AWEP) dont l\u2019entrepreneuse cr\u00e9era en 2012 la branche Cameroun qui deviendra d\u2019ailleurs l\u2019un des chapitres d\u2019AWEP les plus dynamiques parmi les 44 existants. A la t\u00eate de l\u2019organisation depuis une dizaine d\u2019ann\u00e9es, elle accompagne entre autres les personnes d\u00e9plac\u00e9es, les entrepreneuses&#8230; Elle a aussi fond\u00e9 SAVE (Support to African Vulnerable Entrepreneurs), qui est l\u2019un des premiers fonds d\u2019impact en Afrique visant \u00e0 financer les femmes entrepreneures.<\/p>\n<p>En Janvier 2023, elle a \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9e Pr\u00e9sidente Mondiale pour la branche \u00ab\u00a0Femmes vuln\u00e9rables et d\u00e9plac\u00e9s, migrants et r\u00e9fugi\u00e9s du G100\u00a0\u00bb, qui regroupe les 100 femmes les plus influentes au monde. <em>\u00ab\u00a0J\u2019\u00e9tais \u00e9tonn\u00e9e de me retrouver dans ce groupe, car je ne suis pas ministre, philanthrope&#8230;\u00a0\u00bb, <\/em>confie \u2013 t-elle. En tant que pr\u00e9sidente, elle organisera en septembre au Cameroun les \u00ab\u00a0rencontres Afrique Centrale sur la situation des d\u00e9plac\u00e9s et des personnes vuln\u00e9rables dans le monde\u00a0\u00bb qui verront la participation de hautes personnalit\u00e9s, d\u2019intervenants de haute facture&#8230; et dont les recommandations seront soumises aux d\u00e9cideurs au niveau mondial.<\/p>\n<p>R\u00e9cemment, Caroline Sack Kendem a aussi re\u00e7u le titre de Docteur Honoris Causa d\u00e9cern\u00e9 par Jharkhand Rai University en Inde. Une distinction qui vient r\u00e9compenser un parcours marqu\u00e9 par le travail acharn\u00e9, l\u2019endurance et la d\u00e9termination.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Danielle Engolo<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Rompue aux affaires, Caroline Sack Kendem ambitionne aujourd\u2019hui de r\u00e9volutionner le parking en Afrique. 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