{"id":3759,"date":"2023-04-20T14:13:42","date_gmt":"2023-04-20T12:13:42","guid":{"rendered":"http:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/?p=3759"},"modified":"2023-04-20T14:13:42","modified_gmt":"2023-04-20T12:13:42","slug":"dorothy-kamasa-azimi-engagee-pour-lautonomisation-des-agricultrices-au-ghana","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/2023\/04\/dorothy-kamasa-azimi-engagee-pour-lautonomisation-des-agricultrices-au-ghana\/","title":{"rendered":"Dorothy Kamasa Azimi, engag\u00e9e pour l&rsquo;autonomisation des agricultrices au Ghana"},"content":{"rendered":"<p><strong><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" wp-image-3760 aligncenter\" src=\"http:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2023\/04\/thumbnail-1-300x300.jpeg\" alt=\"\" width=\"349\" height=\"349\" srcset=\"https:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2023\/04\/thumbnail-1-300x300.jpeg 300w, https:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2023\/04\/thumbnail-1-1024x1024.jpeg 1024w, https:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2023\/04\/thumbnail-1-150x150.jpeg 150w, https:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2023\/04\/thumbnail-1-768x768.jpeg 768w, https:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2023\/04\/thumbnail-1.jpeg 1080w\" sizes=\"(max-width: 349px) 100vw, 349px\" \/><\/strong><\/p>\n<p><strong>En 2016, durant son service militaire, Dorothy Kamasa d\u00e9cide d\u2019utiliser son temps libre pour proposer des services b\u00e9n\u00e9voles de vulgarisation agricole aux femmes rurales et aux petits exploitants agricoles pour les aider \u00e0 am\u00e9liorer leurs rendements et renforcer leur s\u00e9curit\u00e9 alimentaire.<\/strong><strong>Cette brillante id\u00e9e donnera lieu en 2018 au Centre pour les femmes et la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire au Ghana (CeWaFS \u2013 Ghana). Une ONG ayant accompagn\u00e9 \u00e0 ce jour plus de 12000 agricultrices rurales au Ghana. <\/strong><\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui, Dorothy Kamasa dirige une ONG agricole, travaille comme chercheuse en agriculture et a re\u00e7u plusieurs prix internationaux. Un parcours inspir\u00e9 de son background. Ayant grandi dans la r\u00e9gion rurale et agricole du nord du Ghana, elle a surmont\u00e9 plusieurs obstacles gr\u00e2ce \u00e0 sa d\u00e9termination pour r\u00e9aliser ses r\u00eaves.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s le lyc\u00e9e, elle \u00e9tudie tout d\u2019abord l\u2019informatique avant d\u2019int\u00e9grer l\u2019Universit\u00e9 de Cape Coast pour une licence en conservation, biologie et entomologie, qu\u2019elle d\u00e9croche en 2016.\u00a0Dipl\u00f4me en poche, elle s\u2019enr\u00f4le pour le service militaire en 2016. Pendant cette p\u00e9riode, elle d\u00e9cide d\u2019utiliser son temps libre pour venir en aide aux petits exploitants agricoles en les formant \u00e0 l&rsquo;adaptation au climat et \u00e0 l&rsquo;\u00e9thique agricole. <em>\u00ab\u00a0J&rsquo;ai commenc\u00e9 progressivement \u00e0 entrer dans la\u00a0 communaut\u00e9 des agriculteurs. Je leur enseignais simplement les meilleures pratiques agricoles qui pouvaient les aider \u00e0 maximiser leurs rendements et je partageais les photos sur les r\u00e9seaux sociaux. Je voulais montrer que je pouvais impacter leurs vies \u00bb,<\/em>explique-t-elle \u00e0 Africa Women Experts.<\/p>\n<p>Pendant deux ans, elle donne ainsi un coup de main aux agriculteurs, jusqu\u2019au jour o\u00f9 l\u2019un de ses amis l\u2019informe du concours \u00ab\u00a0Miss Agriculture Ghana 2018\u00a0\u00bb auquel elle participe et d\u00e9croche la premi\u00e8re place, ainsi que le titre de candidate la plus disciplin\u00e9e. De cette exp\u00e9rience, elle d\u00e9cide de cr\u00e9er en 2018 le Centre pour les femmes et la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire au Ghana (CeWaFs \u2013 Ghana). Une ONG qui aide les petits exploitants agricoles, en particulier les femmes rurales, dans le d\u00e9veloppement des cha\u00eenes de valeur agricoles et dans l\u2019am\u00e9lioration de leurs moyens de subsistance.<\/p>\n<p><strong>CeWaFs \u2013 Ghana, une ONG de d\u00e9veloppement communautaire ax\u00e9e sur l\u2019autonomisation des agricultrices<\/strong><\/p>\n<p>Au sein du CeWaFs \u2013 Ghana, Dorothy milite pour la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire et l\u2019autonomisation des femmes rurales dans les chaines de valeur agricoles. <em>\u00ab\u00a0Dans ma communaut\u00e9, les femmes agricultrices rencontrent plusieurs d\u00e9fis. Ce sont elles qui font tout le travail. Une fois que l\u2019homme a labour\u00e9 la terre, il a fini son travail. C\u2019est maintenant \u00e0 elle de semer, de s\u2019assurer que tout se passe bien. Et une fois la r\u00e9colte venue, certains de ces hommes peuvent tout vendre et ne rien donner \u00e0 ces femmes\u00a0\u00bb, <\/em>explique \u2013t-elle.<\/p>\n<p>Dans diverses communaut\u00e9s rurales, elle rassemble les agricultrices qu\u2019elle forme aux techniques agricoles, comme la gestion des terres, la rotation des cultures, la mise en jach\u00e8re et l&rsquo;utilisation d&rsquo;engrais, de produits agrochimiques&#8230; pour augmenter leurs productions. <em>\u00ab\u00a0Souvent, ces agriculteurs pulv\u00e9risent les pesticides sur les cultures et plus tard, quand cela entraine diverses cons\u00e9quences, ils attribuent cel\u00e0 \u00e0 la superstition. C\u2019est pourquoi nous les \u00e9duquons\u00a0\u00bb,<\/em>explique \u2013t-elle. Elle leur fournit aussi du mat\u00e9riel, des \u00e9quipements de protection, des intrants, des engrais&#8230; A ce jour, la CeWaFs \u2013 Ghana a form\u00e9 environ 2 750 femmes, confie-t-elle.<\/p>\n<p>L\u2019ONG pousse \u00e9galement les agricultrices \u00e0 cultiver de nouveaux produits. Par exemple en 2022, avec le besoin en l\u00e9gumes frais au Ghana, les femmes de l\u2019ONG se sont lanc\u00e9es dans la culture de l\u00e9gumes (Carottes, choux&#8230;) pouvant leur g\u00e9n\u00e9rer beaucoup plus de profit. L\u2019ONG forme aussi les agricultrices \u00e0 la transformation de leurs produits pour augmenter leurs rendements. <em>\u00ab\u00a0Les produits n&rsquo;\u00e9tant pas toujours tous vendus, la transformation est un march\u00e9 suppl\u00e9mentaire\u00bb<\/em>, confie-t-elle. Elle leur apprend, notamment comment fabriquer la poudre de piment, de gingembre, de romarin, d\u2019ail&#8230; Ces \u00e9pices sont ensuite emball\u00e9es et vendues, en plus des vivres. De 78 femmes agricultrices au d\u00e9part, l\u2019ONG est pass\u00e9e \u00e0 12 000 agriculteurs b\u00e9n\u00e9ficiaires, hommes et femmes y compris, \u00e0 ce jour. Elle a facilit\u00e9 entre autres l\u2019acc\u00e8s des femmes \u00e0 la terre, aux intrants&#8230;<\/p>\n<p>Mais les choses n\u2019ont pas toujours \u00e9t\u00e9 faciles, se souvient-elle. Elle se rappelle, notamment d\u2019un chef de village qui l\u2019a challeng\u00e9e un jour. <em>\u00ab\u00a0Ce chef de village m\u2019avait d\u00e9fi\u00e9e, comme quoi, je suis une femme, qu\u2019est ce que je veux prouver, alors que certains hommes ont essay\u00e9 sans y parvenir. Il m\u2019a donn\u00e9 deux parcelles de terre, pour voir de quoi j\u2019\u00e9tais capable. Avec 78 femmes, nous y avons plant\u00e9 ce qu\u2019ils n\u2019avaient jamais plant\u00e9 auparavant. Le rendement \u00e9tait tel qu\u2019ils pensaient m\u00eame que j\u2019avais des superpouvoirs\u00a0\u00bb,<\/em>raconte-t-elle, enthousiaste. Aujourd\u2019hui, plusieurs communaut\u00e9s lui offrent gratuitement des parcelles de terres, pour s\u2019assurer qu\u2019elle y reviendrait tout le temps.<\/p>\n<p><strong>Chercheuse en agriculture et biologie de la conservation<\/strong><\/p>\n<p>En plus de son engagement pour autonomiser les agricultrices, elle est aussi chercheuse en s\u00e9curit\u00e9 alimentaire &amp; climat et sp\u00e9cialiste en biologie de la conservation.<\/p>\n<p>Depuis 2019, elle est membre du Forum mondial sur la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire et nutrition du FAO en charge de l\u2019\u00e9laboration de politiques li\u00e9es \u00e0 l\u2019agriculture \u00e0 l\u2019\u00e9chelle mondiale. En 2020, elle a \u00e9t\u00e9 s\u00e9lectionn\u00e9e pour le Young African Leadership Initiative (YALI)- Afrique de l\u2019Ouest. Elle a aussi particip\u00e9 en 2022 au Mandela Washington Fellowship aux Etats-Unis, un programme du d\u00e9partement d\u2019Etat am\u00e9ricain ax\u00e9 sur l\u2019engagement civique. Fin 2022, elle a obtenu une bourse pour un Master en \u00ab\u00a0Action humanitaire durable\u00a0\u00bb \u00e0 l\u2019Universidad Catolica San Antonio de Murcia en Espagne. R\u00e9cemment, elle a \u00e9t\u00e9 aussi s\u00e9lectionn\u00e9e pour le Clinton Global initiative, un programme visant \u00e0 r\u00e9unir les leaders mondiaux pour cr\u00e9er et impl\u00e9menter des solutions aux probl\u00e8mes les plus pressants de l\u2019humanit\u00e9.<\/p>\n<p>Dorothy Kamasa a re\u00e7u plusieurs prix et distinctions. En 2021 et 2022, elle s&rsquo;est vu d\u00e9cerner le Prix du meilleur Jeune de l&rsquo;ann\u00e9e dans le domaine de l&rsquo;agriculture au Ghana, le prix ODIC Impact Challenge Top 30 under 30 Changemaker, le prix Noble Missions Active Citizenship et le prix African Queen of Energy Awards dans le domaine du leadership communautaire.<\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui, son ambition est de construire un entrep\u00f4t o\u00f9 les agriculteurs pourraient stocker leurs r\u00e9coltes pour pouvoir les vendre quand les prix augmentent, mais aussi d&rsquo;amener ces agriculteurs \u00e0 cr\u00e9er de la valeur ajout\u00e9e et \u00e0 commercialiser leurs produits transform\u00e9s sur les march\u00e9s internationaux.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Danielle Engolo<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En 2016, durant son service militaire, Dorothy Kamasa d\u00e9cide d\u2019utiliser son temps libre pour proposer des services b\u00e9n\u00e9voles de vulgarisation agricole aux femmes rurales et aux petits exploitants agricoles pour les aider \u00e0 am\u00e9liorer leurs rendements et renforcer leur s\u00e9curit\u00e9 alimentaire.Cette brillante id\u00e9e donnera lieu en 2018 au Centre pour les femmes et la s\u00e9curit\u00e9 [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/api\/wp\/v2\/posts\/3759"}],"collection":[{"href":"https:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/api\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/api\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/api\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/api\/wp\/v2\/comments?post=3759"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/api\/wp\/v2\/posts\/3759\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3764,"href":"https:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/api\/wp\/v2\/posts\/3759\/revisions\/3764"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/api\/wp\/v2\/media?parent=3759"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/api\/wp\/v2\/categories?post=3759"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/api\/wp\/v2\/tags?post=3759"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}