{"id":4689,"date":"2025-12-10T10:59:32","date_gmt":"2025-12-10T09:59:32","guid":{"rendered":"http:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/?p=4689"},"modified":"2025-12-10T10:59:32","modified_gmt":"2025-12-10T09:59:32","slug":"marie-louise-abomo-mon-role-est-de-suivre-la-situation-des-droits-des-personnes-agees-et-des-psh-sur-le-continent","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/2025\/12\/marie-louise-abomo-mon-role-est-de-suivre-la-situation-des-droits-des-personnes-agees-et-des-psh-sur-le-continent\/","title":{"rendered":"\u00a0Marie Louise Abomo : \u00ab Mon r\u00f4le est de suivre la situation des droits des personnes \u00e2g\u00e9es et des PSH sur le continent \u00bb"},"content":{"rendered":"<p><strong><em><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" wp-image-4693 aligncenter\" src=\"http:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2025\/12\/Design-sans-titre-copie-1-300x240.jpg\" alt=\"\" width=\"344\" height=\"276\" srcset=\"http:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2025\/12\/Design-sans-titre-copie-1-300x240.jpg 300w, http:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2025\/12\/Design-sans-titre-copie-1-1024x819.jpg 1024w, http:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2025\/12\/Design-sans-titre-copie-1-768x614.jpg 768w, http:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2025\/12\/Design-sans-titre-copie-1-1536x1229.jpg 1536w, http:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2025\/12\/Design-sans-titre-copie-1.jpg 2000w\" sizes=\"(max-width: 344px) 100vw, 344px\" \/><\/em><\/strong><\/p>\n<p><strong><em>Commissaire \u00e0 la <a href=\"https:\/\/achpr.au.int\/fr\/node\/2407\">Commission africaine des droits de l\u2019Homme et des peuples<\/a> depuis 2020, Marie Louise Abomo pr\u00e9side \u00e9galement le groupe de travail sur les droits des personnes \u00e2g\u00e9es et des personnes en situation de handicap. Dans cette interview, la magistrate camerounaise partage \u00e0 Africa Women Experts ses missions et son r\u00f4le au sein de l\u2019institution, ainsi que son engagement pour la promotion des droits de ces deux cat\u00e9gories de la soci\u00e9t\u00e9 en Afrique. Les propos.<\/em><\/strong><\/p>\n<p><strong>Africa Women Experts\u00a0: Pourriez-vous revenir sur votre parcours acad\u00e9mique et professionnel\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p><strong>Marie Louise Abomo : <\/strong>Sur le plan acad\u00e9mique, j\u2019ai obtenu une licence en Droit Judiciaire Priv\u00e9 \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Yaound\u00e9 au Cameroun, puis un Dipl\u00f4me d\u2019\u00e9tudes sp\u00e9cialis\u00e9es (DES) de l\u2019Institut Velas, ainsi qu\u2019un Dipl\u00f4me d\u2019\u00c9tudes Approfondies (DEA) et un Doctorat, tous deux en Droit Priv\u00e9, \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Toulouse I en France.<\/p>\n<p>Sur le plan professionnel, je suis titulaire du Dipl\u00f4me de l\u2019\u00c9cole Nationale d\u2019Administration et de Magistrature qui m\u2019a permis d\u2019acc\u00e9der au corps de la magistrature de mon pays, le Cameroun. De 1985 \u00e0 1991, j\u2019ai \u00e9t\u00e9 magistrat du Parquet : Substitut du Procureur de la R\u00e9publique au Tribunal de Premi\u00e8re Instance Hors Classe de Douala. Depuis 1991 \u00e0 ce jour, je suis magistrat du Si\u00e8ge. A ce titre, de 1991 \u00e0 1998, j\u2019ai \u00e9t\u00e9 juge audit Tribunal, puis de 1998 \u00e0 2006 Conseiller puis Vice-pr\u00e9sidente \u00e0 la Cour d\u2019Appel du Littoral. Depuis 2007, je suis Conseiller \u00e0 la Cour Supr\u00eame du Cameroun, pr\u00e9sidant la Section P\u00e9nale de la Chambre Judiciaire de la Cour Supr\u00eame depuis 2015.<\/p>\n<p><strong>Africa Women Experts : En tant que Commissaire \u00e0 la Commission africaine des droits de l\u2019Homme et des peuples et Pr\u00e9sidente du groupe de travail sur les droits des personnes \u00e2g\u00e9es et des personnes en situation de handicap, en quoi consistent vos missions ?<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong>En tant que Commissaires, nous accompagnons les Etats-parties dans leur devoir de promouvoir et prot\u00e9ger, au b\u00e9n\u00e9fice de tous ceux qui vivent sur leur territoire les droits et devoirs d\u00e9clar\u00e9s et pr\u00e9vus dans la Charte Africaine des Droits de l\u2019Homme et des Peuples. Les responsabilit\u00e9s sont multiples mais bien reparties entre les onze Commissaires que nous sommes. Personnellement, je pr\u00e9side le Groupe de travail en charge des droits des personnes \u00e2g\u00e9es et des personnes en situation de handicap, ainsi que le Groupe de Travail sur les Communications qui est l\u2019antichambre de la fonction de traitement de contentieux devant la Commission. Ainsi, dans ce r\u00f4le, je pr\u00e9side l\u2019\u00e9quipe restreinte des Commissaires qui pr\u00e9pare et conseille en amont la pl\u00e9ni\u00e8re chaque fois que des affaires sont port\u00e9es en mati\u00e8re contentieuse devant la Commission par des individus contre un \u00c9tat Partie \u00e0 la Charte ou des \u00c9tats Parties attraits solidairement ou encore dans les cas o\u00f9 des \u00c9tats Parties sont les protagonistes devant la Commission. Ce r\u00f4le est une sorte de continuation \u00e0 un niveau international de mon m\u00e9tier de magistrat.<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong>Concernant la pr\u00e9sidence du \u00ab\u00a0groupe de travail sur les droits des personnes \u00e2g\u00e9es et des personnes handicap\u00e9es\u00a0\u00bb, je ne fais que remplir les missions qui sont \u00e9num\u00e9r\u00e9es dans la R\u00e9solution 143 avec plus ou moins de cr\u00e9ativit\u00e9 face au d\u00e9fi des moyens humains et financiers. Ainsi, je pr\u00e9side un Groupe de Travail compos\u00e9 de trois Commissaires, dont moi-m\u00eame, et cinq experts ind\u00e9pendants venant de chacune des cinq r\u00e9gions de l\u2019Afrique. Le groupe a \u00e9t\u00e9 commis premi\u00e8rement pour r\u00e9diger des trait\u00e9s compl\u00e9mentaires \u00e0 la \u00ab\u00a0Charte sur les Droits des Personnes \u00e2g\u00e9es et des Personnes handicap\u00e9es\u00a0\u00bb. Cela a \u00e9t\u00e9 fait avant que je ne devienne Commissaire. Ma t\u00e2che, depuis 2020 a consist\u00e9 premi\u00e8rement en l\u2019obtention des 15 ratifications n\u00e9cessaires \u00e0 l\u2019entr\u00e9e en vigueur desdits instruments.Cette entr\u00e9e en vigueur est effective depuis l\u2019ann\u00e9e 2024 pour les deux protocoles, gr\u00e2ce \u00e0 une strat\u00e9gie multiforme de sensibilisation des \u00c9tats Parties \u00e0 la Charte. \u00c0 ce jour, chacun des protocoles compte dix-sept ratifications et nous visons d\u00e9sormais la ratification dite continentale qui ferait que tous les cinquante-quatre \u00c9tats Parties \u00e0 la Charte acc\u00e8dent aussi \u00e0 ces protocoles compl\u00e9ments \u00e9vidents de la Charte. Le Groupe doit \u00e9galement veiller \u00e0 ce que les Etats qui ont ratifi\u00e9 int\u00e8grent les dispositions des protocoles dans leurs l\u00e9gislation et politiques nationales.<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong>Pour r\u00e9sumer, mon r\u00f4le est de suivre la situation des droits des personnes \u00e2g\u00e9es et des personnes en situation de handicap sur le continent et de m\u2019assurer que ce qui est convenu de faire pour la promotion et protection de tous leurs droits est effectivement fait et dans le cas contraire, indiquer ce qui doit \u00eatre fait. Cela dit, nous veillons au quotidien par un r\u00e9seau de partenaires et traitons les situations d\u00e9favorables pour ces personnes en m\u00eame temps que nous encourageons l\u2019\u00e9mulation de toutes les bonnes pratiques qui surviennent.<\/p>\n<p><strong>Africa Women Experts : Dans l\u2019exercice de vos fonctions, quels sont les principaux d\u00e9fis auxquels vous avez \u00e9t\u00e9 confront\u00e9s et <em>quelles sont vos plus grandes satisfactions ?<\/em><\/strong><\/p>\n<p>Les principaux d\u00e9fis concernent le manque de moyens financiers pour l\u2019atteinte des objectifs, auquel s\u2019ajoute le d\u00e9fi de la ratification continentale des deux \u00ab Protocoles sur les Personnes \u00e2g\u00e9es et sur les Personnes Handicap\u00e9es \u00bb.<\/p>\n<p>Mes grandes satisfactions sont, notamment l\u2019entr\u00e9e en vigueur des deux Protocoles et l\u2019\u00e9bauche de plan d\u2019action de leur mise en \u0153uvre, de m\u00eame que l\u2019\u00e9laboration en cours du Rapport Initial sur la situation des droits des Personnes \u00e2g\u00e9es et des Personnes en situation de handicap en Afrique.<\/p>\n<p><strong>Africa Women Experts : Comment percevez-vous l\u2019\u00e9volution des droits humains sur le continent africain ?<\/strong><\/p>\n<p>Beaucoup de progr\u00e8s sont r\u00e9alis\u00e9s. Ainsi, l\u2019Afrique a pu finaliser l\u2019ensemble des instruments internationaux de protection des personnes vuln\u00e9rables \u00e9num\u00e9r\u00e9s \u00e0 l\u2019Article 18 de la Charte ; notamment, les femmes, les enfants, les personnes \u00e2g\u00e9es, les personnes en situation de handicap. Toutes ces cat\u00e9gories ont un Protocole \u00e0 la Charte qui les prot\u00e8ge d\u00e9sormais. Cela est une performance notable, je crois.<\/p>\n<p>Toutefois, les reculs sont saillants du c\u00f4t\u00e9 des droits collectifs, notamment les droits li\u00e9s \u00e0 l\u2019environnement, \u00e0 la paix et \u00e0 la jouissance des ressources naturelles ; etc.<\/p>\n<p><strong>Africa Women Experts : <\/strong><strong>Que faut-il encore am\u00e9liorer, notamment en ce qui concerne les droits des femmes et des groupes vuln\u00e9rables ?<\/strong><\/p>\n<p>Il faut travailler davantage sur la vulgarisation des droits concern\u00e9s pour permettre une connaissance r\u00e9elle par tous.<\/p>\n<p><strong>Africa Women Experts : Enfin, si vous deviez formuler un v\u0153u pour l\u2019Afrique de demain, quel serait-il ?<\/strong><\/p>\n<p>Une Afrique sans conflits o\u00f9 les droits et devoirs de chacun et de tous sont connus et respect\u00e9s. Une Afrique inclusive, riche et fi\u00e8re de sa diversit\u00e9.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Propos recueillis par Danielle France Engolo<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Commissaire \u00e0 la Commission africaine des droits de l\u2019Homme et des peuples depuis 2020, Marie Louise Abomo pr\u00e9side \u00e9galement le groupe de travail sur les droits des personnes \u00e2g\u00e9es et des personnes en situation de handicap. Dans cette interview, la magistrate camerounaise partage \u00e0 Africa Women Experts ses missions et son r\u00f4le au sein de [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/api\/wp\/v2\/posts\/4689"}],"collection":[{"href":"http:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/api\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/api\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/api\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/api\/wp\/v2\/comments?post=4689"}],"version-history":[{"count":8,"href":"http:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/api\/wp\/v2\/posts\/4689\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4701,"href":"http:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/api\/wp\/v2\/posts\/4689\/revisions\/4701"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/api\/wp\/v2\/media?parent=4689"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/api\/wp\/v2\/categories?post=4689"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/api\/wp\/v2\/tags?post=4689"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}