{"id":3306,"date":"2022-06-23T15:32:40","date_gmt":"2022-06-23T13:32:40","guid":{"rendered":"http:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/?p=3306"},"modified":"2022-06-23T15:32:40","modified_gmt":"2022-06-23T13:32:40","slug":"soudan-hyam-ali-inventrice-dun-diagnostic-pour-depister-les-maladies-tropicales","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/2022\/06\/soudan-hyam-ali-inventrice-dun-diagnostic-pour-depister-les-maladies-tropicales\/","title":{"rendered":"Soudan : Hyam Ali, inventrice d\u2019un diagnostic pour d\u00e9pister les maladies tropicales"},"content":{"rendered":"<p><strong>Hyam Ali est l\u2019inventrice d\u2019un outil d\u2019imagerie m\u00e9dicale permettant de d\u00e9pister les pathologies tropicales, notamment le myc\u00e9tome, une maladie inflammatoire chronique provoquant des d\u00e9formations pouvant conduire jusqu\u2019au handicap. En 2021, elle a d\u00e9croch\u00e9 le Prix Jeunes Talents du programme \u00ab\u00a0Women in science Africa\u00a0\u00bb de la Fondation L\u2019Or\u00e9al-UNESCO.<\/strong><\/p>\n<p>Dipl\u00f4m\u00e9e d\u2019un Doctorat en math\u00e9matiques, Hyam Ali a longtemps \u00e9t\u00e9 critiqu\u00e9e par son entourage de n\u2019avoir pas plut\u00f4t choisi d\u2019\u00eatre ing\u00e9nieure ou m\u00e9decin au lieu d\u2019\u00e9tudier les math\u00e9matiques, pour \u00eatre plus utile \u00e0 son pays. Arm\u00e9e d\u2019une volont\u00e9 de fer, la Soudanaise a poursuivi ses \u00e9tudes en math\u00e9matiques, notamment \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Khartoum au Soudan, ensuite \u00e0 l\u2019Institut Africain des Sciences math\u00e9matiques (AIMS) au Ghana o\u00f9 elle s\u2019est sp\u00e9cialis\u00e9e en imagerie m\u00e9dicale, avant de s\u2019envoler pour la France o\u00f9 elle a d\u00e9croch\u00e9 en 2021 son Doctorat en math\u00e9matiques \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 d\u2019Orl\u00e9ans.<\/p>\n<p>C\u2019est apr\u00e8s son retour au Soudan, en 2016, apr\u00e8s ses \u00e9tudes au Ghana, qu\u2019elle r\u00e9alise que son pays a r\u00e9ellement besoin d\u2019elle et de ses comp\u00e9tences. Enseignante \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Khartoum, elle d\u00e9couvre durant une conf\u00e9rence le myc\u00e9tome, une maladie tropicale, m\u00e9connue, mais qui touche des populations au Soudan, notamment dans les zones marginalis\u00e9es. Une affection localis\u00e9e dans le tissu sous-cutan\u00e9, qui touche jusqu\u2019aux os, pouvant conduire aux amputations, unique solution existante pour sauver la vie des patients.<\/p>\n<p>Fort de sa sp\u00e9cialisation en imagerie m\u00e9dicale obtenue au Ghana, elle d\u00e9cide de travailler sur le myc\u00e9tome. Elle en fait le sujet de sa th\u00e8se qu\u2019elle m\u00e8ne en partenariat avec l\u2019universit\u00e9 de Khartoum\u00a0 et l\u2019Universit\u00e9 d\u2019Orl\u00e9ans en France. Elle consacre ses travaux \u00e0 identifier un mod\u00e8le math\u00e9matique permettant de diagnostiquer les organismes responsables du myc\u00e9tome gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019analyse des tissus biologiques. Ses recherches lui permettent, notamment de mettre en place un diagnostic simple, peu couteux pouvant \u00eatre utilis\u00e9 dans les campagnes, sachant que le myc\u00e9tome est une maladie jug\u00e9e \u00ab\u00a0honteuse\u00a0\u00bb dont se cachent plusieurs patients.<\/p>\n<p>Elle rejoint ensuite l\u2019h\u00f4pital universitaire de Soba \u00e0 Khartoum, qui poss\u00e8de l\u2019un des centres de recherches les plus avanc\u00e9es sur le myc\u00e9tome. Plus de 10 000 personnes atteintes de la maladie y sont enregistr\u00e9es, un chiffre faible compar\u00e9 \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 du terrain.<\/p>\n<p>Pour d\u00e9tecter plus facilement la maladie chez les patients, la chercheuse a mis en place un outil d\u2019imagerie m\u00e9dicale qui permet de comparer les souches de myc\u00e9tome et les tissus des patients et de d\u00e9tecter la maladie.<\/p>\n<p>En raison des avanc\u00e9es scientifiques qu\u2019elle a apport\u00e9es dans le diagnostic du myc\u00e9tome, une maladie class\u00e9e r\u00e9cemment par l\u2019Organisation Mondiale de la Sant\u00e9 (OMS) dans la liste des maladies tropicales n\u00e9glig\u00e9es, Hyam Ali a d\u00e9croch\u00e9 en 2021 le Prix Jeunes Talents du programme Women in science Africa de la Fondation L\u2019Or\u00e9al-UNESCO.<\/p>\n<p>Actuellement enseignante de math\u00e9matiques \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Khartoum, Hyam Ali est aussi engag\u00e9e dans la promotion des \u00e9tudes sup\u00e9rieures aupr\u00e8s des jeunes filles soudanaises. Elle organise des campagnes de sensibilisation dans des \u00e9coles du Soudan pour encourager les filles soudanaises \u00e0 faire des \u00e9tudes universitaires.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Hyam Ali est l\u2019inventrice d\u2019un outil d\u2019imagerie m\u00e9dicale permettant de d\u00e9pister les pathologies tropicales, notamment le myc\u00e9tome, une maladie inflammatoire chronique provoquant des d\u00e9formations pouvant conduire jusqu\u2019au handicap. En 2021, elle a d\u00e9croch\u00e9 le Prix Jeunes Talents du programme \u00ab\u00a0Women in science Africa\u00a0\u00bb de la Fondation L\u2019Or\u00e9al-UNESCO. 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