{"id":3091,"date":"2022-04-04T13:00:16","date_gmt":"2022-04-04T11:00:16","guid":{"rendered":"http:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/?p=3091"},"modified":"2022-04-06T16:25:04","modified_gmt":"2022-04-06T14:25:04","slug":"senegal-wsigad-une-initiative-qui-encourage-les-filles-a-sorienter-vers-les-sciences","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/2022\/04\/senegal-wsigad-une-initiative-qui-encourage-les-filles-a-sorienter-vers-les-sciences\/","title":{"rendered":"S\u00e9n\u00e9gal : WSIGAD, une initiative qui encourage les filles \u00e0 s\u2019orienter vers les sciences"},"content":{"rendered":"<p><strong>Depuis 2020, \u00ab Women STEM Inspiring girls for Africa\u2019s Development\u00a0\u00bb <a href=\"https:\/\/wsigad.org\">(WSIGAD)<\/a> organise des webinaires, des workshops de formations, des talk shows\u2026 pour encourager les lyc\u00e9ennes du S\u00e9n\u00e9gal \u00e0 s\u2019int\u00e9resser et \u00e0 s\u2019orienter davantage vers des fili\u00e8res scientifiques. L\u2019initiative, port\u00e9e par des \u00e9tudiantes et dipl\u00f4m\u00e9es de l\u2019Institut Africain des Sciences Math\u00e9matiques (AIMS), ambitionne de s\u2019\u00e9tendre sur toute l\u2019Afrique.<\/strong><\/p>\n<p>C\u2019est \u00e0 l\u2019initiative de Balbine Olive Mboua Etoga, informaticienne camerounaise, ancienne \u00e9tudiante en Master 2 en \u00ab\u00a0Big data\u00a0\u00bb de\u00a0AIMS, \u00e9tablie au S\u00e9n\u00e9gal, que\u00a0WSIGAD voit le jour en 2020. Constitu\u00e9e d\u2019\u00e9tudiantes et d\u2019anciennes dipl\u00f4m\u00e9es d\u2019AIMS originaires de diff\u00e9rents pays d\u2019Afrique, l\u2019association est marrain\u00e9e par Nd\u00e8ye Niang,\u00a0 enseignante-chercheure en statistique au Cnam (Paris) et intervenant comme enseignante \u00e0 AIMS. L\u2019objectif de l\u2019association\u00a0: promouvoir les Sciences Technologies Ing\u00e9nierie Math\u00e9matiques (STEM) aupr\u00e8s des filles africaines.<\/p>\n<p>C\u2019est parti d\u2019un conseil de Nd\u00e8ye Niang, enseignante de Balbine, ainsi que sa marraine au sein de l\u2019Association des femmes math\u00e9maticiennes du S\u00e9n\u00e9gal, que la jeune Camerounaise, \u00e9tudiante \u00e0 l\u2019\u00e9poque \u00e0 AIMS, d\u00e9cide de cr\u00e9er l\u2019association. C\u2019est en 2016, lors de sa participation \u00e0 la 2<sup>e<\/sup>\u00e9dition de la Journ\u00e9e \u00ab\u00a0Filles et sciences\u00a0: une \u00e9quation lumineuse\u00a0\u00bb au S\u00e9n\u00e9gal, que Nd\u00e8ye Niang constate l\u2019int\u00e9r\u00eat des jeunes lyc\u00e9ennes pour cette journ\u00e9e. Un programme organis\u00e9 par\u00a0 l\u2019Association des femmes ing\u00e9nieures informaticiennes du S\u00e9n\u00e9gal (SenChix) et l\u2019Association Africaines des Femmes math\u00e9maticiennes du S\u00e9n\u00e9gal (AWMA), dans le but d\u2019inciter les \u00e9l\u00e8ves de 3<sup>e<\/sup>, seconde, Premi\u00e8re, Terminale, les \u00e9tudiantes en premier cycle universitaire, \u00e0 choisir des fili\u00e8res scientifiques, surtout les maths et l\u2019informatique et d\u2019encourager les \u00e9tudiantes \u00e0 y rester. Une rencontre au cours de laquelle, les \u00e9l\u00e8ves et \u00e9tudiantes \u00e9changent avec des femmes scientifiques mod\u00e8les\u00a0; d\u00e9couvrent les d\u00e9bouch\u00e9s offerts par les \u00e9tudes de math\u00e9matiques, d\u2019informatique et de technologie.<\/p>\n<p>Se souvenant de cet int\u00e9r\u00eat, elle en fait part \u00e0 sa filleule. <em>\u00ab<\/em><em>Nous avions remarqu\u00e9 que les petites filles \u00e9taient tr\u00e8s int\u00e9ress\u00e9es par cette journ\u00e9e. C\u2019est ainsi que j\u2019ai dit \u00e0 Balbine, que je trouvais que ce serait bien si elle pouvait le faire de mani\u00e8re plus r\u00e9guli\u00e8re \u00bb, <\/em>confie Nd\u00e8ye Niang \u00e0 Africa Women Experts.<\/p>\n<p>L\u2019id\u00e9e est aussit\u00f4t bien re\u00e7ue par la jeune Camerounaise, qui avoue au passage qu\u2019elle y pensait d\u00e9j\u00e0 depuis plusieurs ann\u00e9es. <em>\u00ab\u00a0J\u2019avais d\u00e9j\u00e0 cette hargne en moi. Je n\u2019avais que des id\u00e9es\u00a0; je n\u2019avais pas de soutien et une personne qui pouvait me dire que c\u2019est une bonne id\u00e9e. Quand le professeur m\u2019en a parl\u00e9, je n\u2019ai pas h\u00e9sit\u00e9. Je me suis dit qu\u2019il faut faire quelque chose\u00a0\u00bb<\/em>, confie-t-elle \u00e0 Africa Women Experts.<\/p>\n<p>Ancienne employ\u00e9e de la Cameroon Youth School Tech Incubator (CAYSTI), une start-up cr\u00e9\u00e9e par Arielle Kitio qui initie les enfants de 7 \u00e0 14 ans \u00e0 la programmation, Balbine parvient en quelque temps \u00e0 rassembler ses camarades d\u2019AIMS. Celles-ci \u00e9lisent un bureau, trouvent un nom, cr\u00e9ent un logo, une page sur les r\u00e9seaux sociaux, et l\u2019association voit officiellement le jour en septembre 2020.<\/p>\n<p><strong>Faire d\u00e9couvrir l\u2019application des STEM dans le quotidien<\/strong><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium wp-image-3096\" src=\"http:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2022\/04\/Photo-300x225.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"225\" srcset=\"http:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2022\/04\/Photo-300x225.jpg 300w, http:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2022\/04\/Photo-768x576.jpg 768w, http:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2022\/04\/Photo.jpg 1024w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/>\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium wp-image-3095\" src=\"http:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2022\/04\/photoo-article-1-300x225.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"225\" srcset=\"http:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2022\/04\/photoo-article-1-300x225.jpg 300w, http:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2022\/04\/photoo-article-1-1024x768.jpg 1024w, http:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2022\/04\/photoo-article-1-768x576.jpg 768w, http:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2022\/04\/photoo-article-1.jpg 1280w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/p>\n<p>Domicili\u00e9e au S\u00e9n\u00e9gal, l\u2019association m\u00e8ne des activit\u00e9s de sensibilisation aupr\u00e8s des coll\u00e9giennes et lyc\u00e9ennes dans le pays. En Mars 2021, l\u2019association organise un webinaire sur \u00ab\u00a0l\u2019impact des STEM dans le d\u00e9veloppement de l\u2019Afrique\u00a0: enjeux et d\u00e9fis\u00a0\u00bb. En ao\u00fbt dernier, elle tient un 2e webinaire au cours duquel elle invite de jeunes femmes scientifiques africaines \u00e0 partager leur exp\u00e9rience dans le domaine de l\u2019Intelligence Artificielle et de la robotique afin d\u2019inspirer les filles africaines.<\/p>\n<p>Mais l\u2019activit\u00e9 phare de l\u2019association reste l\u2019organisation des workshops de formation, un programme particuli\u00e8rement appr\u00e9ci\u00e9 par les lyc\u00e9ennes et coll\u00e9giennes qui d\u00e9couvrent de mani\u00e8re concr\u00e8te les STEM. D\u2019ailleurs, Balbine se souvient avec beaucoup de satisfaction, du dernier workshop de formation organis\u00e9 en f\u00e9vrier dernier, \u00e0 l\u2019occasion de la Journ\u00e9e internationale des femmes et filles de science c\u00e9l\u00e9br\u00e9e le 11 f\u00e9vrier, en partenariat avec Orange Digital Center S\u00e9n\u00e9gal. Une activit\u00e9 o\u00f9 les filles ont d\u00e9couvert l\u2019outil informatique et ont \u00e9t\u00e9 initi\u00e9es au codage.<em>\u00ab\u00a0<\/em><em>Lors de cette journ\u00e9e, nous avons form\u00e9 une vingtaine de jeunes filles. Certaines d\u00e9couvraient l\u2019ordinateur pour la premi\u00e8re fois. Elles \u00e9taient \u00e9merveill\u00e9es au point o\u00f9, quand nous sommes rentr\u00e9es, on les a confi\u00e9es \u00e0 Orange pour rentrer, mais elles n\u2019\u00e9taient pas pr\u00eates de rentrer. Ce qui t\u00e9moigne de la satisfaction et de l\u2019int\u00e9r\u00eat\u00a0\u00bb<\/em>, confie-t-elle.<\/p>\n<p>A l\u2019avenir, l\u2019association compte diversifier ses activit\u00e9s, en organisant, entre autres des minis comp\u00e9titions, des olympiades\u00a0\u2026 pour primer les gagnantes et les inciter ainsi \u00e0 s\u2019int\u00e9resser aux STEM. Elle compte aussi organiser des visites en entreprises avec des lyc\u00e9ennes pour qu\u2019elles voient comment s\u2019appliquent les STEM dans le quotidien. Et pourquoi pas, montrer aussi de mani\u00e8re ludique, comment les math\u00e9matiques peuvent \u00eatre utiles. <em>\u00ab\u00a0En Afrique, nous avons plusieurs jeux comme <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Awal%C3%A9\">l\u2019Awal\u00e9,<\/a> qui sont en r\u00e9alit\u00e9 les <a href=\"http:\/\/citeseerx.ist.psu.edu\/viewdoc\/download?doi=10.1.1.57.7918&amp;rep=rep1&amp;type=pdf\">math\u00e9matiques<\/a>. On pourrait mettre ces jeux entre les mains des jeunes et leur demander d\u2019imaginer un algorithme\u00a0\u00bb,<\/em>explique Nd\u00e8ye Niang.<\/p>\n<p>L\u2019association ambitionne aussi de d\u00e9localiser ses activit\u00e9s dans d\u2019autres pays, comme le Cameroun, le Nig\u00e9ria, la C\u00f4te d\u2019Ivoire o\u00f9 elle est d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sente. Et plus tard, s\u2019\u00e9tendre dans tous les pays africains, pour impacter plus de filles.<\/p>\n<p><strong>Inciter les filles \u00e0 ne pas s\u2019autocensurer <\/strong><\/p>\n<p>Convaincues de la valeur ajout\u00e9e de l\u2019association dans la vie des coll\u00e9giennes et lyc\u00e9ennes africaines, \u00a0les membres de l\u2019association pensent qu\u2019aujourd\u2019hui, il est vraiment important d\u2019encourager les filles \u00e0 ne pas s\u2019autocensurer. <em>\u00ab\u00a0<\/em><em>Parfois, elles peuvent s\u2019autocensurer juste parce qu\u2019elles n\u2019ont pas de mod\u00e8les ou qu\u2019il y\u2019a des st\u00e9r\u00e9otypes, comme quoi les \u00e9tudes scientifiques sont compliqu\u00e9es, qu\u2019elles n\u2019auront pas de mari, que les hommes auront peur d\u2019elles\u2026\u00a0\u00bb<\/em>, explique Nd\u00e8ye Niang. D\u2019ailleurs, pour l\u2019enseignante-chercheure, cette sensibilisation devrait commencer beaucoup plus t\u00f4t, notamment au primaire, pour que l\u2019impact soit plus consid\u00e9rable.<\/p>\n<p>De m\u00eame, souligne-t-elle, les parents et familles doivent \u00eatre sensibilis\u00e9es si l\u2019on veut voir plus de filles s\u2019orienter vers des fili\u00e8res scientifiques.<em>\u00ab\u00a0On peut faire tout ce que l\u2019on veut au niveau de l\u2019\u00e9cole, mais si au sein de la famille rien n\u2019est fait, cela ne servira \u00e0 rien. Il faut sensibiliser les parents, pas seulement les m\u00e8res, surtout les p\u00e8res. Il faudrait que les deux parents soient d\u2019accord\u00bb<\/em>, confie-t-elle. Sans oublier une r\u00e9forme de certains manuels qui v\u00e9hiculent encore des st\u00e9r\u00e9otypes entre filles et gar\u00e7ons en Afrique.<\/p>\n<p><strong>Braver le d\u00e9fi du manque de mat\u00e9riels <\/strong><\/p>\n<p>Au-del\u00e0 des ambitions de l\u2019association, Balbine et ses camarades doivent composer avec la r\u00e9alit\u00e9 du terrain pour int\u00e9resser les filles aux STEM. L\u2019un des principaux d\u00e9fis \u00e9tant le manque de mat\u00e9riels. <em>\u00ab\u00a0Nous avons \u00e9t\u00e9 sollicit\u00e9es par une \u00e9cole au S\u00e9n\u00e9gal pour y organiser une journ\u00e9e d\u2019orientation. L\u2019\u00e9tablissement nous a pr\u00e9cis\u00e9 qu\u2019ils n\u2019ont pas de salle informatique. Donc, tout devrait se faire \u00e0 nos propres frais\u00a0: nous devrons chercher des machines\u2026\u00a0\u00bb,<\/em>explique -t-elle. D\u2019o\u00f9 le besoin de sponsors pour soutenir les activit\u00e9s de l\u2019association.<\/p>\n<p>Une autre contrainte est li\u00e9e \u00e0 l\u2019approche genre dans les activit\u00e9s de WSIGAD, qui pourrait ne pas rencontrer forc\u00e9ment l\u2019adh\u00e9sion de certains responsables d\u2019\u00e9coles. <em>\u00ab\u00a0Dans certaines \u00e9coles, nous risquons d\u2019\u00eatre confront\u00e9es au fait que les responsables ne voudront pas qu\u2019on forme seulement les filles alors que les gar\u00e7ons sont en cours\u00a0\u00bb,<\/em>souligne-t-elle.<\/p>\n<p>En d\u00e9pit de ces obstacles, WSIGAD reste plus que d\u00e9termin\u00e9e \u00e0 r\u00e9v\u00e9ler davantage de filles scientifiques en Afrique. En phase avec l\u2019actualit\u00e9, l\u2019association organisera sa prochaine activit\u00e9 le 12 mai, journ\u00e9e internationale de la femme math\u00e9maticienne. L\u2019occasion de d\u00e9nicher et d\u2019inspirer plus de futures scientifiques africaines.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Danielle Engolo<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Depuis 2020, \u00ab Women STEM Inspiring girls for Africa\u2019s Development\u00a0\u00bb (WSIGAD) organise des webinaires, des workshops de formations, des talk shows\u2026 pour encourager les lyc\u00e9ennes du S\u00e9n\u00e9gal \u00e0 s\u2019int\u00e9resser et \u00e0 s\u2019orienter davantage vers des fili\u00e8res scientifiques. 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