{"id":2645,"date":"2021-10-11T17:40:58","date_gmt":"2021-10-11T15:40:58","guid":{"rendered":"http:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/?p=2645"},"modified":"2021-10-11T17:44:53","modified_gmt":"2021-10-11T15:44:53","slug":"kenya-mary-abukutsa-onyango-la-scientifique-qui-etudie-les-plantes-locales-africaines","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/2021\/10\/kenya-mary-abukutsa-onyango-la-scientifique-qui-etudie-les-plantes-locales-africaines\/","title":{"rendered":"Kenya : Mary Abukutsa- Onyango, la scientifique qui \u00e9tudie les plantes locales africaines"},"content":{"rendered":"<p><strong>En tant que scientifique, Mary Abukutsa- Onyango \u00e9tudie les cultures vivri\u00e8res et les plantes locales africaines pour les incorporer dans le r\u00e9gime alimentaire des populations. La sp\u00e9cialiste k\u00e9nyane en horticulture m\u00e8ne ses recherches au sein de la Jomo Kenyatta University<\/strong>.<\/p>\n<p>En plus de 30 ans de carri\u00e8re, Mary Abukutsa- Onyango s\u2019est consacr\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9tude des plantes \u00ab\u00a0indig\u00e8nes\u00a0\u00bb au Kenya. Sp\u00e9cialiste en physiologie v\u00e9g\u00e9tale, elle milite depuis des ann\u00e9es pour faire conna\u00eetre les plantes \u00ab\u00a0indig\u00e8nes\u00a0\u00bb africaines et r\u00e9v\u00e9ler leur potentiel pour lutter contre la malnutrition.<\/p>\n<p>C\u2019est, partie de son histoire personnelle depuis son enfance, que la scientifique k\u00e9nyane a d\u00e9cid\u00e9 d\u2019embrasser une carri\u00e8re dans l\u2019\u00e9tude des plantes. Allergique aux prot\u00e9ines animales, ses parents cuisinent pour elle des plantes, comme la morelle africaine, les feuilles de ni\u00e9b\u00e9, la cor\u00e8te potag\u00e8re, les feuilles de citrouille\u2026 qui sont abondantes l\u00e0 o\u00f9 elle grandit.<\/p>\n<p>En 1977, apr\u00e8s son dipl\u00f4me de fin d\u2019\u00e9tudes secondaires, son p\u00e8re l\u2019encourage \u00e0 suivre des \u00e9tudes universitaires. Elle d\u00e9cide alors de se sp\u00e9cialiser dans l\u2019agriculture et obtient en 1983, un Bachelor of science \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Nairobi. En 1988, elle d\u00e9croche un master of science en agriculture. Elle d\u00e9cide de se sp\u00e9cialiser en floriculture, physiologie v\u00e9g\u00e9tale et nutrition et obtient en 1995 un Doctorat au Wye College en Angleterre.<\/p>\n<p><strong>R\u00e9v\u00e9ler le potentiel des l\u00e9gumes d\u2019Afrique<\/strong><\/p>\n<p>A travers ses travaux, elle r\u00e9v\u00e8le le potentiel des l\u00e9gumes \u00ab\u00a0indig\u00e8nes\u00a0\u00bb d\u2019Afrique. Elle montre, notamment que les feuilles d\u2019amarante, la morelle africaine contiennent des prot\u00e9ines, du fer\u00a0; qu\u2019elles sont riches en calcium et vitamines (B9,A,C).<\/p>\n<p>Elle \u00e9tudie la mani\u00e8re de cuisiner ces l\u00e9gumes pour pouvoir lutter contre la malnutrition et procurer des prot\u00e9ines \u00e0 ceux qui ne consomment pas de viande. Elle montre que les l\u00e9gumes \u00ab\u00a0indig\u00e8nes\u00a0\u00bb ont plus de valeurs nutritives que les l\u00e9gumes import\u00e9s comme les \u00e9pinards, le chou et plaide pour un retour aux cultures locales pour promouvoir une meilleure alimentation. Elle d\u00e9crie le d\u00e9clin de la consommation des l\u00e9gumes par les Africains et promeut les avantages de ces l\u00e9gumes, entre autres leur courte dur\u00e9e de croissance, leur adaptation au climat local, leur tol\u00e9rance au stress, leur valeur nutritionnelle\u2026<\/p>\n<p>En plus de ses recherches, elle milite aussi pour la consommation des plantes depuis les ann\u00e9es 90. Elle m\u00e8ne, notamment des campagnes d\u2019\u00e9ducation et travaille avec des restaurants et supermarch\u00e9s pour les encourager \u00e0 incorporer les l\u00e9gumes \u00ab\u00a0indig\u00e8nes\u00a0\u00bb dans le r\u00e9gime alimentaire afin de lutter contre la malnutrition.<\/p>\n<p>Par ses multiples actions de sensibilisation, elle pousse le minist\u00e8re de la sant\u00e9 \u00e0 appeler les h\u00f4pitaux \u00e0 utiliser les l\u00e9gumes \u00ab\u00a0indig\u00e8nes\u00a0\u00bb dans les menus des patients atteints du Sida.<\/p>\n<p>En raison de ses travaux, elle a re\u00e7u en 2002 le titre de \u00ab scientifique de l\u2019ann\u00e9e \u00bb attribu\u00e9 par l\u2019International biographical centre de Cambridge en Angleterre. En 2009, elle a gagn\u00e9 le premier prix \u00e0 la Young Professionals and Women scientist research competition en Ethiopie. En 2014, elle re\u00e7oit la m\u00e9daille de la ville d\u2019Edimbourg pour son engagement \u00e0 trouver des solutions durables \u00e0 l\u2019ob\u00e9sit\u00e9 et \u00e0 la malnutrition en Afrique.<\/p>\n<p>Mary Abukutsa- Onyango enseigne aujourd\u2019hui l\u2019horticulture \u00e0 l\u2019universit\u00e9 Jomo Kenyatta \u00e0 Nairobi.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En tant que scientifique, Mary Abukutsa- Onyango \u00e9tudie les cultures vivri\u00e8res et les plantes locales africaines pour les incorporer dans le r\u00e9gime alimentaire des populations. La sp\u00e9cialiste k\u00e9nyane en horticulture m\u00e8ne ses recherches au sein de la Jomo Kenyatta University. 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