{"id":1167,"date":"2020-06-15T12:19:21","date_gmt":"2020-06-15T10:19:21","guid":{"rendered":"http:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/?p=1167"},"modified":"2020-06-15T12:42:15","modified_gmt":"2020-06-15T10:42:15","slug":"tsitsi-masiwiya-une-philanthrope-au-chevet-des-orphelins-au-zimbabwe","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/2020\/06\/tsitsi-masiwiya-une-philanthrope-au-chevet-des-orphelins-au-zimbabwe\/","title":{"rendered":"Tsitsi Masiyiwa, une philanthrope au chevet des orphelins au Zimbabwe"},"content":{"rendered":"<p><strong>Tsitsi Masiyiwa est une philanthrope et entrepreneure sociale zimbabw\u00e9enne. Au d\u00e9but des ann\u00e9es 90, son mari et elle se retrouvent dans des tiraillements judiciaires avec le gouvernement zimbabw\u00e9en. Bien plus, leur entreprise fait faillite. Une situation qui l\u2019am\u00e8ne \u00e0 se remettre en question. Elle d\u00e9cide alors de s\u2019engager en faveur des orphelins. En plus de vingt ans, elle aurait aid\u00e9 plus de 250 000 orphelins au Zimbabwe, au Burundi, au Botswana, au Lesotho\u2026\u00e0 travers son organisme \u00ab\u00a0Higherlife Foundation \u00bb.<\/strong><\/p>\n<p>C\u2019est au milieu des ann\u00e9es 90, en pleines difficult\u00e9s financi\u00e8res, et au moment o\u00f9 s\u00e9vit fortement le SIDA dans le pays, que Tsitsi prend l\u2019engagement d\u2019aider de nombreux orphelins qui ont perdu leurs parents en raison de la maladie.<\/p>\n<p>D\u00e9but 1993, elle et son mari vivent une v\u00e9ritable descente aux enfers. Apr\u00e8s avoir eu une vie opulente au moment o\u00f9 ils offraient des services dans le domaine de l\u2019\u00e9nergie au gouvernement zimbabw\u00e9en, \u00e0 travers leur entreprise, Retrofit Engineering, le couple se retrouve du jour au lendemain sans rien. En effet, Strive Masiyiwa, son mari, souhaite cr\u00e9er une compagnie de t\u00e9l\u00e9phonie mobile. Mais le gouvernement lui refuse la licence et souhaite garder le monopole. C\u2019est le d\u00e9but d\u2019un affront de plus de cinq ans, entre le couple et le gouvernement, puisqu\u2019il d\u00e9cide d\u2019attaquer le gouvernement en justice. Financi\u00e8rement d\u00e9munis et incapables de payer les employ\u00e9s de leur entreprise d\u2019\u00e9lectricit\u00e9, ils sont oblig\u00e9s de mettre la cl\u00e9 sous la porte. <em>\u00ab\u00a0Nos ressources \u00e9taient si faibles que nous ne pouvions m\u00eame pas offrir une tasse de th\u00e9 aux personnes que nous recevions \u00e0 la maison. Nous pouvions \u00e0 peine joindre les deux bouts\u00a0\u00bb<\/em>, raconte Tsitsi \u00e0 Africawomenforum.<\/p>\n<p><strong>Une promesse pour s\u2019en sortir<\/strong><\/p>\n<p>Tr\u00e8s croyante, surtout qu\u2019elle a suivi ses \u00e9tudes secondaires, dans une \u00e9cole dominicaine catholique, elle d\u00e9cide de s\u2019en remettre \u00e0 Dieu. <em>\u00ab\u00a0Nous \u00e9tions \u00e0 sec. J\u2019ai essay\u00e9 de comprendre ce qui se passait autour de moi et j\u2019ai fait une grande introspection. J\u2019ai pri\u00e9 Dieu et je lui ai dit que s\u2019il faisait en sorte qu\u2019on obtienne la licence pour exploiter la t\u00e9l\u00e9phonie mobile au Zimbabwe, j\u2019apporterai mon aide \u00e0 autant de pauvres que possible et ce, aussi longtemps que je vivrai\u00a0\u00bb<\/em>, confie-t-elle au m\u00e9dia.<\/p>\n<p>En 1996, bien que le conflit judiciaire avec le gouvernement ne soit pas encore r\u00e9solu, elle cr\u00e9e \u00ab\u00a0Higherlife Foundation\u00a0\u00bb avec les moyens dont elle dispose, pour soutenir les enfants orphelins et vuln\u00e9rables au Zimbabwe. Au tout d\u00e9but, elle organise une grande f\u00eate en l\u2019honneur des orphelins. Mais tr\u00e8s vite, elle d\u00e9cide non pas seulement de nourrir les orphelins, mais de les aider \u00e0 se nourrir tout seul en investissant dans leurs \u00e9tudes.<\/p>\n<p>En 1997, la justice leur donne raison face au gouvernement et d\u00e8s 1998, leur entreprise de t\u00e9l\u00e9phonie Econet Wireless, prend son envol au Zimbabwe. Elle d\u00e9cide de concr\u00e9tiser sa promesse.<\/p>\n<p><strong>Un engagement pour l\u2019\u00e9ducation des orphelins<\/strong><\/p>\n<p>Tout au d\u00e9but des ann\u00e9es 2000, elle met en place \u00ab\u00a0Higherlife foundation\u00bb, un programme de bourses d\u2019\u00e9tudes pour les orphelins au Zimbabwe. Plusieurs des \u00e9tudiants boursiers vont jusqu\u2019\u00e0 poursuivre des \u00e9tudes, notamment aux Etats-Unis. Certains int\u00e8grent m\u00eame les plus grandes universit\u00e9s\u00a0: Cambridge, Yale, Harvard. En vingt ans, ce sont 250 000 orphelins qui auraient b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de ces bourses, non seulement au Zimbabwe, mais aussi au Burundi, au Botswana et au Lesotho o\u00f9 l\u2019entreprise op\u00e8re.<\/p>\n<p>Passionn\u00e9e par la technologie et l\u2019innovation, elle d\u00e9veloppe \u00e9galement une plateforme en ligne \u00ab\u00a0Ruzivo Digital Learning\u00a0\u00bb qui offre des cours \u00e0 des milliers d\u2019\u00e9tudiants chaque mois. En 2014, le couple co-fonde un centre technologique \u00ab\u00a0Muzinda Hub\u00a0\u00bb qui permet de former 1000 jeunes Zimbabw\u00e9ens aux comp\u00e9tences num\u00e9riques et \u00e0 la programmation informatique. En 2016, elle est consacr\u00e9e \u00ab\u00a0Femme africaine de l\u2019ann\u00e9e\u00a0\u00bb par le magazine New African Woman.<\/p>\n<p>Avant de se lancer dans la philanthropie, elle a \u00e9t\u00e9, \u00e0 partir de 1994, Directrice ex\u00e9cutive de Empretec Zimbabwe, un programme visant \u00e0 rapprocher les PME et les multinationales dans le pays. Elle est titulaire d\u2019un MBA obtenu \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 du Zimbabwe.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Tsitsi Masiyiwa est une philanthrope et entrepreneure sociale zimbabw\u00e9enne. Au d\u00e9but des ann\u00e9es 90, son mari et elle se retrouvent dans des tiraillements judiciaires avec le gouvernement zimbabw\u00e9en. Bien plus, leur entreprise fait faillite. Une situation qui l\u2019am\u00e8ne \u00e0 se remettre en question. Elle d\u00e9cide alors de s\u2019engager en faveur des orphelins. En plus de [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1168,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/api\/wp\/v2\/posts\/1167"}],"collection":[{"href":"http:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/api\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/api\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/api\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/api\/wp\/v2\/comments?post=1167"}],"version-history":[{"count":9,"href":"http:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/api\/wp\/v2\/posts\/1167\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1177,"href":"http:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/api\/wp\/v2\/posts\/1167\/revisions\/1177"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/api\/wp\/v2\/media\/1168"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/api\/wp\/v2\/media?parent=1167"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/api\/wp\/v2\/categories?post=1167"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/africawomenexperts.com\/lng\/fr\/api\/wp\/v2\/tags?post=1167"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}